Babioles, de Matray, France, 2009

L’action se passe dans une déchetterie : un drôle de petit lapin en plastique émerge des ordures. Il essaie de se faire remarquer par l’un des éboueurs mais ce dernier l’ignore. Une figurine de petit indien de la même sorte apparaît et sauve le lapin. Les deux personnages quittent la décharge à bord d’une benne à ordures et se retrouvent en centre ville. Fascinés par les humains, ils tentent à nouveau de se faire adopter mais échouent : personne ne se préoccupe d’eux et, par une suite de situation embarrassantes, ils se retrouvent au point de départ, la déchetterie. Ce très court métrage d’animation français a été sélectionné dans de nombreux festivals et va donner lieu à une série visible sur You-tube. Il est sans paroles : il repose sur des bruitages, notamment le couinement du petit lapin. Les images créent un parallèle entre l’univers de la décharge et celui de la ville : dans ces deux environnements, les petites créatures restent étrangères et quasiment invisibles. Nous avons bien aimé l’aspect comique de ce film car Petit lapin est marrant et il affronte des situations cocasses. Par exemple, lorsqu’il essaie de monter dans le camion, il s’écrase sur le marche pieds ou bien, à son arrivée en ville, il atterrit deux fois dans une crotte. Il n’a vraiment pas de chance : dans la déchetterie, il s’empale une oreille dans l’aiguille d’une seringue ! Nous avons apprécié ce personnage très touchant : on aurait envie de l’adopter. Il lève sans arrêt les bras en produisant un petit bruit dans le but d’attirer l’ attention sur lui mais les humains restent indifférents. Son ami Petit indien est également mignon. Le message de ce film est que les hommes ne veulent voir que ce qui les intéresse et méprisent ce qui est petit et différent. Pourtant, quand les babioles s’animent, elles ont des émotions !

Article rédigé par les élèves de 6eme2 sous la direction de Mme Reynaud